Tomsk en français


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Tomsk dans les livres en français (3)


Voici quelques présentations de Tomsk dans des livres en français, surtout des encyclopédies. Elles sont classées par ordre chronologique, en commençant par les plus anciennes:

La Grande Encyclopédie (1905)

inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts par une société de savants et de gens de lettres. Article sur Tomsk dans le tome 31, page 156:

couverture du livreTomsk. Ville de la Sibérie occidentale, chef-lieu de gouvernement, au confluent de la rivière Tom avec l’Ouchaïka à 4300 km sud-est de Saint-Pétersbourg. Une des plus belles villes de Sibérie et des plus étendues ; sa superficie est d’environ 1400 hectares ; 52 400 habitants (en 1897). La fondation de Tomsk ne remonte qu’à 1604, alors que, sur la demande d’un groupe de Tatars, les Cosaques vinrent établir un ostrog (campement fortifié) sur le bord du Tom, afin de garantir le pays contre les incursions des tribus voisines. A la fin du XVIIIe siècle, Tomsk était déjà une ville d’environ 8000 habitants. Sa position sur une rivière navigable, à 40 kilomètres seulement de l’Ob, et sur la grande route de Sibérie, devait permettre à la ville de se développer rapidement durant le XIXe siècle. Elle est actuellement le siège de plusieurs sociétés scientifiques et de bienfaisance, compte plus de 40 institutions d’enseignement public, dont l’Université de Sibérie, inaugurée en 1888, une école des mines, une école technique, etc. Des services de vapeurs assurent, durant la saison navigable, les communications avec le grand fleuve ; la ville est reliée en outre par un embranchement à la grande voie ferrée transsibérienne (à la station Taéjnaya). On y compte 21 églises orthodoxes, dont la cathédrale, actuellement en construction, 5 chapelles, 2 couvents, une église catholique, une synagogue, une mosquée. Plus de 130 ateliers et usines occupent un millier d’ouvriers ; production annuelle, environ 800 000 roubles. Haras importants. Grande foire du 15 décembre au 15 janvier (vieux style). Budget de la ville, 270 000 à 280 000 roubles.

Copie de l’article original avec un supplément sur la région de Tomsk.

Petit Larousse illustré (1946)

A une époque où Tomsk était encore complètement fermée aux étrangers, il n’y avait pas grand-chose à apprendre sur la ville en consultant le Petit Larousse:

TOMSK, ville de Russie (Sibérie occidentale), sur le Tom, affluent de l’Obi; 128 000 habitants. Commerce important de beurre, œufs, volailles.

Copie de l’article original.

Robert Micro Poche Noms propres (1994)

Tomsk n’est plus interdite aux étrangers depuis 1991, mais le Robert n’est pas encore mis à jour. La présentation est encore plus désolante que pour le Petit Larousse paru 50 ans plus tôt:

Tomsk Ville de la C.É.I. (Russie). 502 000 habitants. Centre de recherche du Kouzbass.

C.É.I. signifie Communauté des États Indépendants.

Encyclopædia Universalis (1996)

La plus prestigieuse encyclopédie de langue française, l’Encyclopædia Universalis (23+4 volumes), consacre un court article à Tomsk dans le dernier des quatre volumes d’index:

TOMSK
Encyclopædia Universalis   Chef-lieu de la région homonyme de Sibérie occidentale, en Russie (316 900 km², 1 009 000 hab. en 1991), Tomsk, où l’on dénombrait, en 1991, 506 600 citadins (52 000 en 1897), a grandi dans la basse vallée de la rivière Tom, avant que celle-ci vienne confluer avec l’Ob.
    Fondée en 1604, la ville fut longtemps un simple comptoir fréquenté par les trappeurs en même temps qu’un nœud routier situé sur le trakt sibérien, avant de s’affirmer au XIXe siècle comme une place de grand négoce dotée d’une Bourse de commerce et accueillant les succursales des grandes maisons de Saint-Pétersbourg et de Moscou. L’aménagement, à la fin du XIXe siècle, d’une bretelle ferroviaire de 87 kilomètres reliant la ville au Transsibérien, qui passe plus au sud, a permis à cette dernière de développer ses relations avec les charbonnages du Kouzbass.
   Devenue ainsi une ville industrielle, Tomsk accueille de nombreuses entreprises de constructions mécaniques (équipements miniers, matériel électrique, câbles, machines-outils et instruments de précision). Les industries agroalimentaires et de transformation du bois sont actives, tout comme les industries chimiques. Siège de la plus ancienne des universités de Sibérie, créée en 1888, Tomsk possède de nombreux établissements d’enseignement supérieurs et des instituts de recherche ainsi qu’un centre de recherches nucléaires.

Cet article dans l’encyclopédie-papier de 1996 est identique avec l’article sur Tomsk dans la version Internet 2009 de l’Universalis.

Encyclopédies en ligne

Bien que nous soyons un peu hors-sujet, puisqu’il ne s’agit pas de livres à proprement parler, nous pouvons finir par un tour d’horizon des encyclopédies en-ligne qui contiennent des informations sur Tomsk. En plus de l’Encyclopædia universalis déjà mentionnée, citons celles-ci:

  • Quid propose un article sur Tomsk bien fourni, qui comprend aussi une section sur les monuments et les musées de la ville.
  • Wikipédia ne brille pas par la profondeur de son article. «Cet article est une ébauche concernant une ville russe» est opportunément affiché en haut de la page sur Tomsk. Ce sera peut-être mon prochain projet de la compléter...
  • MSN Encarta dont le slogan est (ironiquement?) «Toute la connaissance en ligne» ne fait pas davantage preuve de précision que Wikipédia, au contraire: «Tomsk, ville de Russie, chef-lieu de région, située en Sibérie occidentale, sur le Tom (affluent de l’Ob).» C’est tout et c’est bien peu!
  • L’encyclopédie Larousse en ligne semble vouloir rivaliser dans la médiocrité avec Wikipédia et Encarta. Jugez plutôt: «Tomsk – Ville de Russie, en Sibérie occidentale, sur le Tom, en amont de son confluent avec l'Ob. Population : 487 700 hab. (recensement de 2002). Centre commercial et culturel (université). Pétrochimie.» Pierre Larousse doit se retourner dans sa tombe!

Perroquet de Lexilogoslexilogo

Et, pour finir, un grand merci à Lexilogos, un site de première qualité sur les dictionnaires et encyclopédies en français. Sans ses listes bien structurées et commentées, cet article n’aurait jamais pu voir le jour.

>>> ouvrages du XVIIIe siècle
>>> ouvrages du XIXe siècle

Auteur de cette page: Claude Rouget | Dernière mise à jour: 25.05.2009

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Auteur: Claude Rouget — dernière mise à jour: 25.05.2009

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